Le smartphone, une technologie révolutionnaire ! (1/2)

IBM-Simon-01ibm-simon-c0119469780806604061ef,630,0,0,0 Comme nous le savons tous (ou presque) le téléphone portable est apparu au courant du 20ème siècle, avec notamment l’ancêtre du smartphone : l’IBM Simon, disponible en vente libre qu’en 1994. C’est le premier exemple d’appareil combinant plusieurs fonctions très différentes. Il dispose d’un service de messagerie, peut recevoir des fax et servir de PDA (Personal Digital Assistant), pouvant servir d’agenda ou de calendrier assez modeste, par exemple. Il est également équipé d’un traitement de texte rudimentaire et d’un écran tactile. On pourrait considérer cet appareil comme appartenant à un âge préhistorique en voyant les derniers smartphones capables de (presque) tout, mais il constitua une vraie avancée technologique et un bon départ pour une industrie florissant de plus belle de nos jours.


A) D’une utilité simple à un appareil multi-fonctions

Dès 1990, la norme GSM, 2G s’est développée. En 1992, le GSM est utilisé dans sept pays de l’Europe avec un débit réel de 9,6 kbps. (kbps= débit binaire) Puis, au début des années 2000, le Edge permet un débit réel de 177 kbps. Dès 2006, la 3G, puis la 3,5 G sont développées, permettant un débit crête en réception de 3,6 Mbps étendu ensuite à 14 puis 42 Mbps (HSPA+). En 2013, La 4G est présente dans plusieurs dizaines de pays dont la France. diffc3a9rentes-gc3a9nc3a9rations-de-tc3a9lc3a9phonie-mobile-en-europe Comme indiqué dans ce tableau, là où la 2G ne permettait qu’un simple échange d’appels, d’échanges vocaux, au début des années 90, on est passé à la 3G, rendant l’échange de données à la fois vocales mais aussi textuelles et rendant l’accès à Internet possible ! Enfin, la 4G, permet le « très haut débit mobile », c’est à dire l’accès à des données transmissibles en ligne, à une vitesse supérieure à 100Mbps, et presque supérieure à 1Gb/s. De plus, de nouvelles fonctionnalités deviennent accessibles: applications diverses de la plus utile comme un convertisseur à monnaies, une boussole ou l’accès à Google, pour gérer ses mails, et autres réseaux sociaux, à la plus futile comme le jeu Cookie Clikers, dont le fonctionnement est très simple: appuyer sur l’écran pour faire cuire des cookies virtuels. De cette manière, on peut gérer différentes choses à partir d’un unique appareil, rassemblant de ce fait le téléphone habituel, l’appareil photo numérique, une console de jeux vidéos, un appareil MP3, un GPS (à l’aide de la géolocalisation présente dans divers nouveaux modèles) ou encore un bloc note.

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Exemple d’une innovation présente chez les smartphones: la géolocalisation

La géolocalisation ou géoréférencement est un procédé permettant de positionner un objet (une personne, etc) sur un plan ou une carte à l’aide de ses coordonnées géographiques. Cette opération est réalisée à l’aide d’un terminal capable d’être localisé (grâce à un système de positionnement par satellites et un récepteur GPS par exemple) ou à d’autres techniques et de publier (en temps réel ou de façon différée) ses coordonnées géographiques (latitude/longitude). Ceci permet de visualiser la position du terminal au sein d’une carte à travers une plateforme de géolocalisation le plus souvent accessible depuis internet. (D’après Wikipédia)

La GPS fonctionne sur le même principe que la triangulation. (« En géométrie et trigonométrie, la triangulation est une technique permettant de déterminer la position d’un point en mesurant les angles entre ce point et d’autres points de référence dont la position est connue, et ceci plutôt que de mesurer directement la distance entre les points. » d’après Wikipédia) À partir des années 70, l’armée américaine déploie une flotte de satellites gravitant autour de la Terre, dont l’unique fonction est d’envoyer un signal radio continu contenant deux informations: la position du satellite et l’heure d’envoi du signal à partir du smartphone (puisqu’ils sont des appareils capables de capter ces signaux).Un récepteur GPS distingue l’heure à laquelle le signal a été reçu, il lit aussi l’heure à laquelle il a été envoyé et enfin calcule le temps mis par le signal pour venir du satellite. Sachant que les ondes radios se propagent à la vitesse de la lumière (c = 299 792 458 m⋅s-1), on peut alors en déduire la distance de ce satellite. Cependant, la précision sur la distance dépend de la précision de la mesure du temps mis par l’onde pour aller du satellite au GPS, l’erreur (même un millionième de secondes) peut prendre de grandes proportions et fausser les résultats. Pour y remédier et éviter les erreurs, les satellites GPS disposent d’horloges atomiques extrêmement précises. (À mieux que 1 dix millième de secondes pour une marge de 30m.) L’excellente série documentaire KÉZAKO illustre parfaitement le fonctionnement d’un GPS.???????????????????????????????????????????????????????????????????????gps-satellite-tracking-system

Quant à la géolocalisation, son principe est simple et fonctionne de la même façon: l’émetteur présent dans le smartphone transmet un signal à un satellite, qui le renvoie à un récepteur (une antenne radio par exemple). Si l’émetteur et le récepteur se situent dans le même terminal, il est possible de visualiser en tempsréel ses coordonnées géographiques. En ajoutant une jolie interface graphique et quelques paramètres, on obtient le GPS présent dans notre voiture ou présent dans notre smartphone, avec une interface sonore, on sait à quel moment exact il faut tourner ou faire demi-tour sans même regarder l’appareil. Servant grandement comme guide pour se déplacer, la géolocalisation développe aussi des nouvelles fonctions, des éléments marketing à l’aide de différents facteurs: –L’espace géographique: qui permettra de distinguer sa propre position et les différents commerces à proximité de notre position.

-L’espace temporel: qui permettra à l’appareil de connaître nos habitudes et nos déplacements de la cible. (trajets maison-travail, supermarché habituel etc…)

-Les données personnelles: qui sont récupérables grâce aux informations présentes sur les réseaux sociaux, ou celles présentes directement dans les données du smartphone.

-Les données météorologiques: qui permettront alors de déterminer la météo à l’avance à l’aide de prévisions.

Avec toutes ces données, les annonces de publicité et autres sociétés, peuvent vous localiser et vous envoyer une offre vraiment très facilement: les promotions « flash » (promotions éphémères) apparaissent car permises à la géolocalisation mobile: Imaginons que nous rentrons en métro, et que nous envisageons de faire nos courses sur le trajet, et que l’on reçoit ce message: « -30% sur vos produits préférés! Offre valable pendant 24h, dans votre point de ventre habituel. ». Offre plutôt alléchante puisqu’on se trouve à moins de 200m de notre magasin habituel, et que l’on comptait faire nos courses!                        Ce phénomène de marketing, est particulièrement intéressant car n’étant pas totalement oppressante, puisqu’elle s’adresse uniquement à nous seuls, mais peut être interprétée comme intrusive car pénétrant dans nos données personnelles ainsi que nos habitudes.

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L’avenir du smartphone: une innovation constante et de nouveaux usages

Présent dans les proches des 75% des habitants de la planète et permettant de connecter plus de 6 milliards d’humain, le téléphone mobile, et en particulier le smartphone peut encore s’ouvrir à d’autres et nouveaux usages, après toutes les nouvelles fonctionnalités exploitées par ce dernier. (Accès à Internet, GPS, géolocalisation etc…) En plus de la technologie simple de communication par voie orale ou écrite, de nouvelles fonctionnalités sont sur le point de voir le jour comme la projection embarquée ou encore la 3D. La recherche de nouvelles innovations semble esquisser le monde et les envies des consommateurs: la découverte de nouvelles fonctionnalités et nouvelles caractéristiques jamais vues dans un appareil auparavant peuvent appuyer l’envie du client à acheter le nouveau produit.

L’innovation est également présente dans l’utilisation de nouveaux constituants: le FairPhone en est totalement emblématique. En effet, l’initiative hollandaise de ce smartphone consiste à produire un appareil respectueux de l’environnement et des hommes travaillant dans les usines pour les confectionner, notamment de par ses composants. Il est considéré comme le premier « téléphone équitable ».

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Un autre projet de smartphone innovant est le Micro-Phone, qui tente d’introduire un nouveau concept, assez en contraste avec le marché actuel tendant à développer des téléphones de taille située entre smartphones et tablettes appelés phablettes (elles aussi considérées comme une innovation car présentent sur le marché seulement depuis 4 ans, comme le Galaxy Note, par exemple), le Micro-Phone quant à lui consiste à être un smartphone de la taille d’une carte de crédit, le rendant alors très léger (40 grammes) et très pratique d’utilisation.

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L’innovation technologique autour du mobile « pousse » aussi dans les start-up françaises. Le paiement mobile est à présent possible grâce à une plate-forme de paiement sécurisé nécessitant de numériser le numéro et la date d’expiration d’une carte bancaire à l’aide de l’appareil photo du smartphone. L’objectif est de faciliter l’é-commerce (grâce à Internet) et le m-commerce (le mobile commerce), ainsi que de permettre la sauvegarde des données bancaires dans le téléphone pouvant rendre accès au paiement sans contact, ou encore à l’échange d’argent par SMS.

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Enfin, les fonctionnalités à venir des smartphones dans quelques années sont diverses mais pourtant en projet et probablement mis en commerce dans un proche avenir. On peut retrouver des applications déjà disponibles comme la Réalité Augmentée, surtout juxtaposée avec la 3D. De plus, les commandes vocales sont sans cesse exploitées et perfectionnées au fur et à mesure des années pour que la reconnaissance vocale puisse être plus efficace, notamment avec Siri d’Apple, ou encore de OK Google, de son concurrent direct, Android.

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L’utilisation de nouveaux composants peuvent donner comme projet un téléphone flexible, comme par exemple le Samsung Galaxy Skyn! Rendant alors son innovation d’autant plus marquante, car l’idée d’un téléphone que l’on peut plier comme on le souhaite semblait totalement impossible avant l’apparition de ce téléphone. L’idée d’un téléphone « tordable » était sous forme de projet depuis de nombreuses années.

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La recherche de nouvelles fonctionnalités pousse aussi la création d’écrans permettant un double affichage recto-verso ou encore la possibilité de porter son smartphone sous forme de montre-bracelet, notamment avec l’Apple Watch, par exemple. Cette notion de « montre-smartphone », est une véritable avancée car combinant un outil utile et connu depuis de nombreuses années: la montre, avec un outil moderne, récent et puissant: le smartphone. De nombreux « montres-smartphones » ou « montres connectées » existent déjà en tant que projet depuis quelques années, notamment le Samsung Galaxy Gear.

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En outre, la projection s’avère être un usage très prometteur à l’avenir avec la possibilité de se passer de l’écran de son mobile, couplée avec les travaux sur les écrans 3D, et le projet de projections holographiques permettra la totale immersion des contenus mobiles et des applications disponibles, et la découverte d’une nouvelle vision du smartphone. Des applications permettent notamment de prendre des photos en les rendant plus vivantes avec cette réalité augmentée, leur donnant alors un rendu « en 3D » en pivotant le smartphone, notamment avec Seene, par exemple.

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Cette recherche constante d’innovation, de nouvelles technologies, de projets concrets et alléchants pour le client peut-être friand de nouvelles technologies, peuvent alors montrer de nouveau cette dimension économique, poussant à l’innovation pour faire toujours plus de profits. L’apport de nouvelles découvertes scientifiques permettent encore cette recherche contante de nouveaux produits pour toujours faire plus, et toujours de meilleures caractéristiques que les appareils précédents en offrant une capacité de stockage supérieure, un appareil photo bien plus précis et offrant des photos de qualité avec plus de Mégapixels ou encore un système d’exploitation encore plus performant qu’auparavant, notamment pour offrir cette idée de nouveauté, et révolutionnaire.

Le smartphone: Une technologie révolutionnaire! (2/2)

B) La population devenue dépendante au téléphone portable

Au fur et à mesure de l’explosion de la nouveauté qu’offrait le téléphone portable, on peut constater que la population a développé une dépendance assez importante face à cet objet de technologie.

Aujourd’hui 75% de la population mondiale possède un téléphone portable, soit environ 6 milliards de personnes. Notre pays, lui, compte 70 millions de mobiles, plus que le nombre de Français. Le portable est devenu indispensable. L’an prochain, le nombre de connexions à Internet à partir du téléphone dépassera celui de l’ordinateur. Mais s’il est ultra-pratique, le téléphone portable peut également s’avérer un objet d’aliénation. (Étude confectionnée par la Quotidienne, émission de télévision diffusée sur France 5)

De nos jours, l’utilisateur de ne peut plus se passer de son téléphone: en effet, il ne le quitte presque jamais des yeux (le consulte en moyenne plus de 150 fois par jour) et reste souvent, en permanence dans sa poche. De plus, son utilisation primaire, c’est à dire l’appel, se voit doublée par les autres nouvelles fonctionnalités que propose le smartphone, paradoxalement, ce dernier n’est consacré à appeler seulement pendant, en moyenne, 20 minutes.

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L’apparition du smartphone a de plus accéléré ce phénomène: depuis ses nombreuses fonctionnalités disponibles (Sms, accès à Internet, appareil photo etc…), le smartphone empiète sur notre vie quotidienne: au travail ou à la maison, à l’heure du déjeuner, du dîner, sur l’oreiller… La nature de l’emploi de l’utilisateur peut aussi appuyer sur ce fait: secrétaire, bureaucrates, cadres ont souvent le téléphone à la main, et l’apparition de nouvelles vocations l’accentue aussi: auteur, bloggueur, youtubeur (qui consiste à faire des vidéos et les publier sur le site de vidéos en ligne: Youtube) qui passent leurs temps les yeux rivés sur leur smartphone, et comme sujet de prédilection: Internet, pour faire bouger leur flux et leurs centre d’intérêt face aux personnes les suivant. De cette accumulation de facteurs en résulte ceci: l’utilisateur devient « accro » à l’objet qui le lie en permanence à son réseau virtuel, et numérique: son smartphone.

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Le téléphone d’abord simple outil assez utile devient de plus en plus imposant et indispensable: il s’immisce dans nos vie jusqu’à devenir une figure réconfortante, comme une « peluche », qui rassure car permettant le contact aux autres, et garant d’une activité permanente cérébrale, pour éviter de s’ennuyer. De plus, le portable est devenu une mode: on le remarque notamment par l’apparition par centaines de blogs, magazines et émissions concernant la tendance mobile du moment. L’interaction avec son smartphone pour interagir sur des émissions de télévision, en envoyant un sms ou encore en votant par Internet est de plus en plus présente, donnant une impression d’immersion du spectateur qui agit directement sur son programme à l’aide d’un simple geste. La découverte de nouvelles capacités et fonctionnalités des smartphones, toujours repoussées par les créateurs de ces derniers, peuvent pousser l’usager à changer de téléphone plus souvent, car proposant la dernière option à la mode.

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La multiplication de modèles d’appareils de smartphone apporte un grand choix: l’usager peut choisir tel ou tel smartphone notamment de par ses capacités, sa puissance, son esthétique (qui peut être renforcée par l’achat d’une coque personnalisable et adaptée aux préférences de l’acheteur), son stockage, sa taille/son poids, sa facilité, ou même encore sa marque! Le smartphone peut s’apparenter à un véritable miroir de l’usager, car c’est ce dernier qui l’a choisi, peut être à son image mais surtout en fonction de ses préférences. Le flot grandissant d’appareils disponibles a aussi donné naissance à une multiplication de concurrents de marques de téléphones, instaurant une véritable comparaison des créateurs, on peut notamment distinguer Android et Apple, se livrer une grande compétition entre deux systèmes d’exploitation.

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De concurrents surgissent alors, toujours plus nombreux et profitant du marché juteux de la téléphonie mobile moderne. Différents opérateurs apparaissent eux aussi, souhaitant attirer l’acheteur par des prix alléchants, des forfaits intéressants ou encore de part leur service client. C’est une véritable industrie, très active qu’a créé le smartphone.

smartphone-collection661747_the-kase-les-coques-de-smartphones-qui-ont-la-cote-web-0203402999603ILLUSTRATION TELEPHONIE MOBILE

La fait qu’on rende un appareil de communication suffisamment petit pour pouvoir le transporter partout en le mettant dans sa poche, le rend très utile et quasi indispensable: la miniaturisation du téléphone offrant en plus de nouvelles fonctionnalités précises et intéressantes le rend vital. On peut jusqu’à l’utiliser en permanence, comme outil de travail, de communication plus rapide et beaucoup plus simple tout en étant plus efficace qu’auparavant: comme dit plus tôt, le smartphone fait partie de nos vie à part entière car remplaçant d’anciens outils de travail (papier, crayon, ordinateur, calculatrice, boussole etc…) pour les réunir en un objet simple et tenant dans une poche.

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Sondage

Nous avons réalisé un sondage, que vous pouvez consulter ici, ayant pour but de questionner les personnes de 12 à 25 ans, notamment pour savoir si les concernés possédaient un smartphone, évaluer leur temps moyen d’utilisation par jour, de connaître les tendances et les différences majeures de choix d’un smartphone, de savoir quelles fonctionnalités étaient le plus utilisées par cette tranche d’âge, la considération de l’addiction, ou encore le lieu d’utilisation de leur smartphones.

À partir de dix questions, nous avons pu obtenir ces résultats:

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Nous avons donc pu évaluer, sur environ cent réponses, que plus de 2/3 des concernés possédaient un smartphone, on pourrait donc en déduire que le smartphone s’est largement généralisé dans les poches des jeunes, car plus de 93% en possèdent un.

Cependant, les réponses sur la durée de l’usage du téléphone portable sont assez diversifiées: 10% admettent l’utiliser moins d’une heure par jour, 10% disent l’utiliser une heure par jour, 35% déclarent l’utiliser deux heures par jour, 20% donne comme réponse plus de trois heures par jour et enfin, 25% de la tranche d’âge déclarent ne jamais le lâcher. À la vue de ces résultats assez hétérogènes, on peut démontrer que l’idée reçue que les jeunes, notamment les adolescents et jeunes adultes sont toujours le nez penché sur leur téléphone n’est pas complètement vraie, mais n’est tout de même pas infondée car plus de la moitié de la population traitée utilise son smartphone plus de deux heures par jour.

Les campagnes de publicité et la prévention enseignée un peu partout dans les lieux publics semblent porter ses fruits car plus de 45% et 36% des concernés sont conscients des risques et des dangers ou en ont entendu parler contre une faible partie n’étant pas au courant ainsi qu’une maigre partie n’en prenant pas compte.

La fréquence où cette tranche d’âge change son portable est en majeure partie lorsque l’ancien ne fonctionne plus (à plus de 56%), s’en suit de la réponse « tout les deux ans » à 28% et enfin « tout les ans » qui remporte le reste des voix. Remarquons qu’aucun des participants ne change de téléphone lorsqu’il en sort un à la mode. On pourrait alors interpréter ces résultats, qu’une fois de plus, les jeunes ne sont pas tous adeptes de la tendance mobile. De plus, on pourrait penser que les facteurs financiers peuvent prendre une place dans ces observations: les jeunes auront alors plus tendance à changer de téléphone lorsque l’ancien ne fonctionnerait plus, préférant l’utilité à la tendance.

L’utilisation du kit mains libres ne fait pas l’inimité parmi les jeunes: plus de la moitié de la moitié de la population questionnée ne déclare ne pas utiliser de kit mains libres (à 49%), tandis que seulement 17% l’utilise pleinement avec 30% qui l’utilise occasionnellement. On remarque alors que cet outil de prévention est un temps soit peu ignoré par les jeunes, probablement parce qu’une grande partie n’est pas en âge de conduire, de plus, l’oreillette peu paraître ringarde et réservée aux professionnels.

Parmi les fonctionnalités les plus utilisées par les jeunes de 12 à 25 ans, le SMS et le MMS est le grand gagnant à 84%, ensuite vient l’accès à Internet avec 68%, puis paradoxalement la fonctionnalité première du téléphone, l’appel à 43%, ensuite vient le tour du lecteur MP3 à 38%, puis les jeux et l’appareil photo se chevauchant à respectivement 34% et 31%  et enfin, reste les autres applications présentes sur le téléphone à 12%. Ce qui frappe directement à la vue de ses résultats, c’est la position de l’appel, qui est seulement troisième derrière le SMS et Internet, ce qui démontre alors le changement qu’a provoqué le smartphone chez les jeunes, ces derniers préférant discuter textuellement et en ligne, dans un monde virtuel.

La majeure utilisation du smartphone pour les jeunes, est inévitablement de communiquer à 97%, pour ensuite se divertir à 53% et enfin pour travailler à 24%. Nous pouvons interpréter ces résultats comme le fait que le téléphone sert majoritairement à communiquer avec les autres, d’où son activité principale, mais n’a pas empêché l’apparition d’autres fonctions, comme le divertissement et la productivité.

Un peu moins de la moitié des concernés ne se sentent pas « addict » face à leur téléphone avec 46%, face à 24% qui pensent l’être dont 20% qui ne savent pas si ils le sont ou non. On remarque alors que malgré les idées reçues, les jeunes ne se pensent pas dépendant de leur smartphone dans une grande partie, de plus, la notion « d’addict » semble être floue pour certains concernés.

Enfin, le dernier point du sondage relevait elle aussi de la dépendance au smartphone parmi cette tranche d’âge. À notre grande surprise, la moitié des sondés peuvent se passer facilement de leur téléphone toute la journée (à 49%), dont 25% pouvant s’en passer mais difficilement cette fois, contre 10% pensant en avoir besoin au moins une fois dans la journée, et 3% qui en ont besoin en permanence. Cette dernière question soulève une idée reçue importante car on remarque que les adolescents et les jeunes adultes peuvent aisément se passer de leur smartphone toute une journée, malgré quelques sondés s’en sentant incapables. On peut tout de même recenser une idée de « non-dépendance » majeure des jeunes face à leur smartphones.

On remarquera alors finalement, après l’analyse des différentes réponses que les jeunes de 12-25 ans possèdent principalement tous un smartphone, notamment pour avoir accès à Internet et envoyer des messages à leur amis, dans le but principal de communiquer avec leurs amis. Ils semblent en moyenne être au courant des principes de précautions mis en place autour de leur téléphone portable, néanmoins, ils n’appliquent pas tout ce qui est proposé pour réduire le temps de rayonnement face aux ondes, car n’utilisant majoritairement pas d’oreillettes ni de kit mains-libres. Enfin, on semble remarquer que les résultats obtenus semblent être en opposition avec les idées reçues des habitudes des jeunes: ces derniers se revendiquent pour la plupart « non addict », n’utilise leur smartphone plus de deux heures par jour et peuvent s’en passer facilement pendant plus d’une journée. Ceci dit, il ne s’agit que d’une majorité, car on pouvait toujours remarquer une plus ou moins faible partie des sondés répondant aux « cases du jeunes dépendant de son smartphone ».

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